Découvrir l'histoire de la carte d'anniversaire

L'anniversaire en quelques chiffres clés

A quelle période de l'année célèbre-t-on le plus d'anniversaires ?

Selon une étude menée récemment par l'INSEE, à partir de 37 millions de naissances ayant eu lieu en France entre 1968 et 2015, la période allant d'avril à juillet est la plus chargée dans les maternités. Les mois de mai et de juillet sont particulièrement représentés. D'ailleurs, le 7 mai est le jour d'anniversaire le plus courant pour les Français, comptant 2293 naissances quotidiennes en moyenne. Ces statistiques ne sont pas surprenantes, de nombreuses conceptions ayant lieu durant les congés d'été, moment propice à la détente, aux retrouvailles et aux rencontres.

A quelle période de l'année en fête-t-on le moins ?

A l'inverse, les naissances sont beaucoup moins fréquentes durant certaines périodes de l'année, comme en janvier ou en février. En outre, on remarque très peu d'accouchements les jours fériés, tels le 1er ou le 11 novembre, le 25 décembre ou le 1er janvier. Les festivités de Noël ou de la nouvelle année, ainsi que les jours chômés induisent une diminution de l'effectif hospitalier. La plupart des mises au monde sont alors déclenchées en amont lorsque cela est possible, en présence d'un maximum de personnel. Le 29 février, n'existant que les années bissextiles comportant 366 jours, est bien évidemment le jour le moins fréquent puisqu'il n'a lieu que tous les quatre ans. Cependant, le nombre de naissances comptabilisées à cette date s'inscrit dans la moyenne nationale.

Quelle est l'origine de la tradition de l'anniversaire ?

· Durant la haute Antiquité

La célébration des anniversaires trouve sa source dans l'Antiquité et s'avère d'origine païenne. Du IIIe millénaire au Ier siècle avant Jésus-Christ, l'Egypte et son peuple glorifient tous les ans leur Pharaon, à la date de son couronnement. Elle représente à la fois le début de son règne et son élévation au rang de Dieu sur Terre. Des banquets et des offrandes sont organisés en son honneur, pour lui assurer puissance et longévité. Par ailleurs, un jubilé, nommé « fête Sed », a lieu à intervalles réguliers afin de commémorer l'accession au trône et de prévenir le vieillissement du Pharaon. Ainsi, tous les trente ans, ou plus souvent selon sa volonté, son pouvoir et sa domination sur le royaume sont réaffirmés lors de cérémonies qui durent plusieurs jours. Des processions, des cortèges menant aux temples, des libations et des danses sont planifiés. Cette fête aux dimensions religieuses, politiques et sociales est l'occasion pour les dignitaires et les ambassadeurs étrangers d'offrir au souverain des denrées rares, exotiques et de recevoir en échange un cadeau.

C'est dans l'Empire romain, entre le Ier siècle avant notre ère et le Ve siècle après Jésus-Christ qu'est fêté pour la première fois le jour de la naissance d'un individu. Toutefois, les citoyens et les matrones ne sont pas mis à l'honneur personnellement. Entourés de leur famille et de leurs amis, ils honorent, au cours d'un banquet, leur « daimon », une sorte d'esprit protecteur. Afin de bénéficier des pouvoirs bienfaisants de ce génie, des sacrifices sont orchestrés. Néanmoins, leurs proches leur offrent de petits cadeaux à valeur symbolique afin de leur apporter bonheur et chance.

· Durant la basse Antiquité

Jusqu'au IVe siècle, en Europe, la célébration de l'anniversaire sera interdite par la religion catholique. Ce rejet s'explique par l'origine et le caractère impies des festivités et par l'association de la naissance au péché originel. Seule la nativité des grandes figures du Nouveau Testament, tels St Jean-Baptiste, la Vierge Marie et Jésus est glorifiée. Véritables événements, ces réjouissances religieuses rythment le calendrier annuel.

· Au Moyen-âge

Durant le Moyen-âge, l'anniversaire de l'enfant n'est jamais l'occasion d'une cérémonie. D'une part, les habitants ne connaissent pas précisément leur date de naissance, aucun registre d'Etat civil n'étant tenu précisément à l'époque. D'autre part, la mortalité infantile, autrefois très élevée, entoure l'existence du nourrisson et de l'enfant en bas âge d'incertitudes et de défaitisme. En effet, un sur trois décède avant l'âge de cinq ans de maladie ou de malnutrition et un sur deux avant ses vingt ans. La survie des plus jeunes est ainsi trop précaire pour être fêtée.

Au XIIIe siècle, en Allemagne, sont organisés les « Kinderfeste », premiers goûters pour les petits, célébrant l'anniversaire d'un des membres de la famille et le mettant à l'honneur durant toute une journée. L'Europe catholique rejette catégoriquement la pratique de ce rite jusqu'au XVIIIe siècle, privilégiant la fête du Saint-Patron dont le nom est attribué à chaque croyant au moment de son baptême.

· A l'époque des Temps Modernes

Cette coutume s'étend à tous les pays de religion protestante à partir du XVIIe siècle, le jour de la naissance d'un individu symbolisant la puissance de la volonté divine et sa création. Entre le XVIIIe et le XIXe siècle, l'individualisme émerge au point de devenir l'une des valeurs prônée par une société. Etre célébré n'est plus considéré comme un péché d'orgueil mais est au contraire valorisé parmi les classes supérieures. L'anniversaire des enfants et des adultes s'intègre progressivement aux mœurs de l'aristocratie et de la bourgeoisie d'abord en Angleterre, puis en France.

· A l'époque contemporaine

Le XXe siècle voit la diffusion de cette pratique parmi toutes les strates de la société, de la plus haute à la plus populaire. L'anniversaire devient l'occasion de l'organisation d'un repas de famille convivial, plébiscité par tous. Aujourd'hui, les adultes comme les plus jeunes fêtent leur anniversaire. Quel que soit le cercle dans lequel il est célébré, à l'école, entre amis et en famille, il est un rituel immuable aux étapes codifiées.

Quelle est la symbolique sociale de l'anniversaire ?

Véritable rituel, la célébration des figures bibliques et des Saints-Patrons permettait autrefois aux fidèles de s'intégrer au sein d'une communauté religieuse. Elle marquait leur appartenance à un groupe social défini. Depuis le XIXe siècle, la fête d'anniversaire a pour visée de mettre une personne à l'honneur, notamment un enfant et de souligner son importance au sein de la famille. Cette tradition annuelle lui permet de grandir, de se construire peu à peu et de définir son identité et sa place dans une lignée. Elle fait ainsi figure de rite de passage respectant des règles très précises. La préparation de la fête, le choix des invités, le gâteau dégusté sont extrêmement symboliques. Le moment du dessert est alors théâtralisé. La lumière est éteinte ou tamisée, la pâtisserie apportée en chanson et des photos sont prises pour immortaliser l'instant. Une fois un vœu effectué en secret, toutes les bougies sont soufflées. Selon la croyance populaire, il ne se réalisera qu'à la condition qu'elles s'éteignent simultanément et du premier coup. S'en suivent les applaudissements des convives, la distribution des cadeaux et le partage du gâteau entre les invités. Ce moment de distribution des parts et des paquets renforce les relations familiales ou amicales selon le principe du don, contre-don. Il est l'occasion d'indiquer et de prouver à l'autre son attachement en le reconnaissant comme un membre important de son entourage.

D'où vient la tradition du gâteau d'anniversaire ?

La tradition du gâteau d'anniversaire remonte à la Grèce antique entre le IIIe millénaire et le IIIe siècle avant notre ère. Une pâtisserie constituée de farine, d'huile et parfumée au miel est préparée en l'honneur d'Artémis, déesse de la chasse et de la Lune. De forme ronde et de couleur blanche pour imiter l'astre, celui-ci est entourée de nombreuses bougies, semblables à des cierges. Elles symbolisent la clarté du satellite et sa brillance dans la nuit. Une fois terminé, l'entremet est déposé au temple de la déesse en guise d'offrande. Il doit apporter chance et longévité durant l'année à un enfant de la famille. Durant le culte, une prière ainsi qu'un vœu sont effectués et les bougies soufflées devant l'autel de la divinité.

Ce n'est qu'au XIIIe siècle, à la fin du Moyen-âge que cette coutume est à nouveau mentionnée. Une fine galette sucrée de forme circulaire est cuisinée dans les pays situés à l'Est de l'Europe, notamment en Allemagne. Une bougie incarnant la vie et sa lumière est plantée en son centre. Le gâteau est habituellement concocté dans la matinée et mangé seulement lors du dîner, en famille. Le cierge allumé se consume de la sorte toute la journée.

Plus tard, dès le XVIIIe siècle, une génoise au sucre est servie dans les maisons bourgeoises et nobles pour les anniversaires. Elle est le plus souvent garnie de fruits confits et décorée d'une inscription calligraphiée à la main. En effet, les grandes découvertes et les nombreux voyages maritimes entrepris à partir de la Renaissance, ont permis l'importation du sucre de canne, du chocolat et des fruits exotiques. Les pâtisseries et les confiseries connaissent alors un essor fulgurant, entraînant le changement des habitudes alimentaires et la métamorphose des desserts. Autrefois, de simples galettes plates au sucre, l'apparence des gâteaux d'anniversaire connaît une véritable transformation. En outre, la Révolution Industrielle démocratise l'achat de pâtisseries dans des boutiques spécialisées qui se développent à l'époque ou de ses ingrédients en magasin. Cette diminution de leur coût les rend plus accessibles à toutes les classes, même les plus modestes. D'après une célèbre anecdote, Goethe, romancier et dramaturge allemand romantique, aurait invité ses proches à célébrer son cinquante-troisième anniversaire en partageant un entremet sur lequel autant de bougies que d'années avaient été disposées. Il serait ainsi l'inventeur moderne de la pratique sociale du goûter d'anniversaire entre adultes.

Au début du XXe siècle, la préparation du gâteau d'anniversaire s'effectue à la maison, tandis que sa cuisson se déroule dans le four du boulanger du village, faute de matériel adéquat. Qu'il soit acheté tout prêt ou fait maison, il incarne, de nos jours, les tendances du moment grâce à sa forme et à ses décorations de couleurs vives, inspirées de héros de dessins animés ou de jouets. Paré de motifs, de friandises, d'un glaçage ou d'inserts, il ne cesse de se sophistiquer. A l'image de la galette grecque offerte à la déesse Artémis, il s'orne de bougies qui, si elles sont soufflées toutes en même temps, exaucent un vœu.

Du gâteau européen aux différentes coutumes culinaires autour du monde

Si un gâteau est traditionnellement consommé lors d'une fête d'anniversaire depuis le XVIIe siècle en Europe, cela n'est pas toujours le cas sur les autres continents.

Les mets sucrés

· En Australie et en Nouvelle-Zélande

Plutôt qu'un entremet, les enfants dégustent des « fairy breads », sortes de tartines beurrées, saupoudrées de vermicelles colorés en sucre.

· Au Brésil

Le jour de l'anniversaire, sont préparées des confiseries individuelles, nommées « brigadieros ». Semblables à des truffes, elles sont fabriquées à partir de lait concentré et de sucre, puis parsemées de vermicelles en chocolat. Chacun les savoure accompagnées de friandises en forme de légumes ou de fruits.

Les mets salés

Dans de nombreux pays asiatiques, les plats salés sont préférés aux saveurs sucrées pour célébrer les anniversaires.

· En Chine

Le jour de son anniversaire, chaque Chinois consomme un bol de Yi Mein, les nouilles de la longévité, auxquelles s'ajoutent un œuf dur, symbolisant la fécondité, et du bouillon. Ce plat est censé conférer chance et prospérité à celui qui le mange.

· En Corée du Sud

Si le premier anniversaire des nourrissons coréens est célébré en famille, le jour de leur naissance, les festivités suivantes sont communes dans le pays. Ainsi, à partir de l'âge de deux ans, il est fêté, par tous, le jour du Nouvel An. Une soupe d'algues est habituellement dégustée.

· Au Ghana

Remplaçant le traditionnel dessert, un petit déjeuner salé, dénommé « l'oto » est préparé pour la fête. Il est constitué d'œufs, d'oignons et accompagné de sauces et de condiments comme des pois chiches.

Quelle est l'histoire de la carte d'anniversaire ?

Un essor rendu possible grâce aux innovations de la Révolution Industrielle

Son histoire est très étroitement liée à celle de l'impression sur papier et à l'invention du timbre-poste. En effet, l'Angleterre est le premier pays du monde à avoir émis le « Black Penny », inventé en 1840 par Rowland Hill. Elle sera imitée en 1848 par la France, qui imposera l'affranchissement des lettres à un tarif unique, déterminé par leur poids. Cette diminution de la taxe postale permet alors aux usagers d'envoyer davantage de courrier sous enveloppe.

Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, l'imprimerie se démocratise et permet au public d'acheter des cartes postales, produites en grand nombre, à un prix abordable. C'est en 1865 qu'est créée la première carte de correspondance par Heinrich von Stephan, un fonctionnaire prussien. La mise en circulation de ce petit carton rigide illustré est tout d'abord refusée, de crainte de concurrencer les envois traditionnels, plus onéreux. Ensuite, la « Korrespondenz-Karte » est finalement lancée en 1869 en Autriche et s'avère extrêmement plébiscitée par la population. Ses ventes atteignent huit millions d'exemplaires en l'espace d'un an. Très économique et pratique, elle sera progressivement développée par tous les pays européens et diffusée en France à partir de 1873, par milliers.

En outre, une nouvelle technique, la lithographie, inventée en Allemagne à la fin du XVIIIe siècle, connait un essor important à partir du siècle suivant grâce à la quadrichromie. Elle consiste à empreindre un motif, désormais en couleurs, sur une pierre calcaire, à plat, puis à le reproduire sur papier cartonné. Le nombre illimité de tirages, le faible coût des matériaux et leur aspect esthétique popularisent l'envoi des cartes joyeux anniversaire. Il devient une véritable tradition, poursuivie au fil des siècles.

L'évolution du graphisme

L'apparence de la carte bon anniversaire se transforme au cours du XXe siècle et s'enrichit grâce aux nouvelles techniques d'impression et aux technologies. Elle devient un véritable objet décoratif que l'on conserve, collectionne et expose fièrement chez soi. Elle se pare successivement d'un papier coloré, de paillettes, de matériaux variés, d'une couverture en relief, puis d'un intérieur en 3D. Ces « pop cartes », dont le décor surgit quand on les ouvre, bénéficient de la découpe au laser pour un rendu raffiné et des finitions minutieuses.

La carte d'anniversaire musicale fait aussi son apparition au début du siècle, en associant le son et l'illustration. Dans un premier temps, elle est associée à un disque miniature qui diffuse des notes de musique. Puis, en vente, en France, dès 1906, la Sonorine permet à celui qui l'envoie d'enregistrer ses vœux pour souhaiter un anniversaire. Toutefois, de nombreuses failles techniques perturbent son utilisation et la lecture du message. Elle est donc remplacée par un appareil plus performant, le Pathépost, enregistrant des messages courts sur un disque de cire. Celui-ci, fragile, se casse toutefois aisément durant le transport. Après ces essais infructueux, des cartes parlantes « Post-Card Records » sont distribuées par des sociétés allemandes et américaines dès 1915. A la fin du XXe siècle, des modèles diffusant, à leur ouverture, la mélodie du chant « Joyeux anniversaire », sont également commercialisés. Créée à la fin du XIXe siècle, aux Etats-Unis, par deux enseignantes, pour rythmer la rentrée en classe de leurs jeunes élèves, cette instrumentale est devenue incontournable lors des repas d'anniversaire. Des paroles lui ont été ajoutées en 1924. Elle est désormais entonnée dans le monde entier dans toutes les langues.

Au XXIe siècle, à l'ère du numérique, les façons de communiquer se diversifient grâce à Internet et aux smartphones. Depuis quelques années, la carte virtuelle, envoyée par mail ou par sms, concurrence son homologue sur support papier. Elle associe un texte anniversaire à une animation vidéo et à une bande sonore pour un rendu très original.

Pourquoi offre-t-on une carte virtuelle ?

Les cartes virtuelles ont à la fois pour but d'accompagner un cadeau d'un message anniversaire ou d'envoyer une pensée à un proche résidant loin de chez vous. Ces quelques lignes permettent d'exprimer par écrit des émotions sincères. Elles renforcent les liens familiaux ou amicaux et témoignent d'une attention.

Les cartes virtuelles, de plus en plus appréciées par les internautes, possèdent de nombreux avantages. En effet, sélectionner l'une de celles proposées sur notre site permet de disposer d'un large choix. Des centaines de modèles différents, renouvelés régulièrement, sont classés par thèmes pour faciliter la navigation. Esthétiques, colorées, originales ou humoristiques, elles raviront les destinataires quel que soit leur âge. Par ailleurs, l'envoi par mail ou par sms est plus sûr que celui par voie postale. En indiquant la date précise à laquelle vous souhaitez que votre carte virtuelle anniversaire soit envoyée, vous vous assurez qu'elle sera reçue le jour prévu sans dépendre des aléas de la distribution du courrier. Enfin, non seulement vous bénéficiez d'une carte anniversaire gratuite lorsqu'elle est envoyée par email mais aussi d'une qualité et d'un savoir-faire professionnels. En outre, les personnes manquant d'inspiration pour souhaiter un joyeux anniversaire à leur famille ou à leurs amis, peuvent s'appuyer sur les textes déjà rédigés par des auteurs compétents, afin de trouver le mot juste qui saura toucher leur proche. Toutefois, certaines fonctionnalités permettent de la personnaliser, en l'accompagnant de voeux anniversaire écrits par vos soins. Enfin, grâce à cette carte anniversaire animée de quelques secondes, vous émouvrez votre entourage. L'envoi de cette carte anniversaire virtuelle induit que vous avez pris le temps de la choisir, de la visionner et d'écrire le message associé. Cette pensée, plus personnelle qu'un sms identique envoyé à tous ses contacts, reflète votre attachement.